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[10] The World Ends With You (Jupiter/SquareEnix – 2007)

29/03/2011


Final Jet Set Revolution

« The World Ends with You » est une œuvre originale développée par le studio Jupiter pour Square-Enix, après un essai concluant sur la licence Kingdom Hearts.

Ce jeu, c’est la réponse de Squix (pour les intimes) à tous ces gamers qui qualifient la société nippone de machine à suites et recyclages. Alors fini les trips Disney avec des pseudos méchants, ou les Final Fantasy. Ici, on se retrouve à Tokyo et plus précisément dans le quartier jeune et tendance de Shibuya, plein de perso en streetwear (Nomura style !) avec plus de temps qu’il n’en faut à Madonna pour sauver le monde, soit 7 jours.
Neku Sakuraba, mélomane et graffeur, se réveille donc à Shibuya, sans se rappeler comment il a atterri là. Bref comme après avoir passé une vraie nuit à Tokyo ! Il est très rapidement rejoint par une demoiselle du nom de Shiki Misaki, poursuivie par les méchants Noises. Il découvre qu’il se trouve dans une espèce de jeu d’une réalité parallèle, auquel ils doivent survivre durant une semaine. Avec un SMS par jour comme briefing, ils devront découvrir leur objectif quotidien et l’accomplir avant la fin de la journée. Et histoire de corser la chose, ils devront relever les défis des Reapers pour se déplacer d’une zone à l’autre.

« The World Ends with You », c’est avant tout une bouffée d’air frais entre les blockbusters de la compagnie. Aux commandes, on retrouve Tatsuya Kando, épaulé par le chara designer attitré de SquareEnix Tetsuya Nomura. Le duo nippon nous plonge dans un environnement urbain extrêmement fidèle à Shibuya, le quartier jeune et branché de Tokyo, où l’on trouvera rapidement la célèbre statue du chien Hachiko, et des magasins aux noms proches de la réalité. La ville est peuplée de djeuns aux coiffures improbablement sobres pour Nomura, que même Cloud n’a pas osé tester durant sa première année de maternelle !
Côté graphisme comme musique, le style rappelle Jet Set Radio avec une compilation de sons électro/J-Pop. On oublie les scènes cinématiques à rallonge, les dialogues en anglais se font à la Zelda, en full texte avec 3 sfx par ci par là. Dommage qu’ils ne soient pas toujours justifiés et intéressants, d’autant que le scénario (sans grande surprise) attend la moitié du jeu pour réellement démarrer.
C’est aussi l’occasion de retrouver la créativité japonaise qu’on a peu l’occasion d’apprécier ces dernières années. Avec ces créateurs qui ne manquent pas d’astuces, on obtient des perso fait de grand sprites, une animation dynamique le tout chargés d’effet très sympa, mode 7 inside.

Côté gameplay, on se retrouve dans un A-RPG où les combats ont lieu simultanément sur les deux écrans de la console.
Neku sur l’écran inférieur se contrôle au stylet, tandis que sa compagne qui occupe l’écran du haut se dirigera grâce à la croix, le tout en temps réel ! Et comme si ça ne suffisait pas les deux héros partagent la même barre de vie.
Pour combattre, Neku doit être équipé de badges, chacun ayant une compétence, un système d’évolution, et une utilisation différentes exploitant toute les possibilités de la console (tracer un trait, frotter, tapoter, maintenir, crier dans le micro).
Du côté de la demoiselle, il faudra apprendre des combinaisons de direction, le but étant de réaliser des combo communs aux deux personnages. Idée intéressantes du jeu : la possibilité de laisser le jeu prendre la main sur les combats, ce qui donnera moins d’XP et d’objets au final, ou à l’inverse baisser le niveau des héros pour rafler un max de bonus. A noter qu’il n’y a pas de combat aléatoire à proprement parler, le joueur choisit d’affronter ou non les Noises qui se trouvent sur son chemin.

Point fort du jeu, ses objectifs annexes et ses multiples idées de gameplay une fois que l’on creuse un peu. On dénombre quelques 300 badges à collecter, et l’apparence vestimentaire, voire la nutrition, auront une importance sur l’évolution des stats des personnages.

SquareEnix prend le risque de proposer un jeu qui sort des sentiers battus, avec un système de combats dynamique et recherché, un univers riche et original tant par son style graphique et sonore que par son contenu. Seul bémol de l’opération, un scénario sans surprise et en deçà de la qualité globale du titre. Une excellente initiative, un quasi sans faute, à ranger dans les meilleures surprises japonaises de ces dernières années : Okami, Killer 7, Bayonetta, …

7/10

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2 Comments

  1. Le Yéti dit :

    Mmmh, cette liste commence bien 🙂

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