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[6] Phoenix Wright : Ace Atorney (Capcom – 2006)

08/04/2011

Ici, on arrive devant l’un des emblèmes de la console, la célèbre série de « simulation d’avocat » de chez Capcom : Phoenix Wright !
Il aura fallu attendre plusieurs années et le portage du premier opus sur DS pour découvrir cette série créée par Atsushi Inaba. Premier volet d’une trilogie sortie sur GBA au Japon, Gyakuten Saiban (comprendre « coup de théâtre au tribunal ») assure le renouveau du jeu d’aventure textuelle dans nos contrées.

Dans un futur proche, le tribunal est devenu un mix entre deux culture : d’un côté le judiciaire américain qu’Hollywood nous sert d’heures depuis des dizaines d’années, et de l’autre des intrigues et retournements de situation dont seul les japonais ont le secret.
Le jeu se présente sous la forme d’une succession de plans fixe avec de courtes animations dans lesquelles on navigue pour faire la lumière sur les mystères qui se présenteront au personnage principal. Chaque chapitre est découpé en 2 types de gameplay. D’une part l’enquête durant laquelle on rassemble des indices et des témoignages. De l’autre le passage au tribunal, où l’on mène les contre-interrogatoires, mettant en lumière les failles dans le discours des personnes présentes à la barre, que l’on pourra appuyer en présentant les preuves ramassées précédemment. Occasion de prononcer le désormais célèbre « Objection », marque de la série.

On suit donc les aventures de Phoenix Wright, avocat débutant, dans une aventure drôle et bien écrite, proposant une traduction assez fidèle à l’œuvre originale. Les graphismes datant de la GBA ne poussent pas la console dans ses retranchements, et il en va de même côté musique avec des mélodies pas forcément mémorables. Néanmoins, le dernier chapitre écrit spécialement pour la DS permet tout de même de profiter des spécificité de la console, comme le fait de pouvoir tourner les preuves pour les examiner sous tous les angles ou de souffler sur la poudre pour relever les empreintes.
La durée de vie d’une dizaine d’heure est correcte, mais la rejouabilité quasi nulle. En effet, le jeu n’échappe pas à la linéarité propre au genre, et même si les personnages sont attachants, on préférera se tourner vers les épisodes suivants pour faire avancer l’histoire.

Phoenix Wright incarne donc le retour de l’aventure textuelle en Occident, se permettant en plus d’aborder le sujet avec une approche inédite. Et même si la réalisation date un peu, le charme du jeu ne laissera indifférent que ceux réfractaires au genre.

7/10

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