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[7] Castlevania : Order of Ecclesia (Konami – 2008)

04/04/2011

Avant le très décevant mais prévisible Judgement sur Wii et la relecture espagnole Lords of Shadow sur nos consoles HD sortait Castlevania : Order of Ecclesia. Un Castlevania à l’ancienne sur DS, après le polémique Portrait of Ruins, la nouvelle représentante des chasseurs de vampires va bouter du démon !

Shanoa est un jeune membre de l’Ecclesia, une organisation qui combat les forces du mal. On commence donc par un petit trip Feux de l’Amour, dans lequel elle doit arrêter l’un de ses propres frères d’armes qui ne supporte pas de se faire piquer LA mission par la demoiselle en question. On apprend ensuite qu’elle est amnésique suite à une expérience ratée. C’est dans ces conditions digne des plus mauvais soaps anglo-saxons que l’héroïne part à l’aventure.

Tout d’abord, la 2D est irréprochable, les artworks magnifiques apportent de la fraîcheur à la série. Le soin apporté au design et à l’animation est tout autant remarquable du côté de l’héroïne que dans le camp ennemi, ce qui donne une cohérence à l’ensemble, renforcée par une ambiance sonore rarement entendu sur ce support.

Remarque suivante, on incarne ici Shanoa Dort. Mais c’est pas une Belmont !!! Qui dit pas de Belmont dit pas de fouet. Et qui dit pas de fouet dit système de Glyphs, un pouvoir surnaturel qui permet d’utiliser l’énergie spirituelle pour matérialiser toutes sortes d’armes. Certains plus spéciaux permettent même de se transformer en créature ou de se déplacer en utilisant les mécanismes du décor. Pour les obtenir, il suffit de pomper l’âme des ennemis défunts.
On se retrouve donc avec un arsenal à faire pâlir les héros de RPG : couteaux, épées, haches, armes blanches en tout genre, et des pouvoirs élémentaires pour agrémenter le tout. La possibilité d’utiliser une arme différente dans chaque main (chacune correspondant à un bouton), voir de réaliser des combos si votre timing est bon. De plus, la combinaison de Glyphs compatibles permettra de déclencher une attaque beaucoup plus puissante, consommant les fameux cœurs cachés dans les chandeliers comme le veut la tradition.

Mais comme la vie n’est jamais facile, les attaques de Shanoa entameront son endurance proportionnellement à l’arme utilisée. Order of Ecclesia est régulièrement difficile et une étude du système de combat (combinaison de glyphe, portée ou allonge des armes, prise en compte des faiblesses de l’ennemie) sera obligatoire pour s’assurer la progression dans l’aventure. On apprécie la possibilité de stocker 3 paires d’armes différentes et d’en changer à la volée.
Maniable, agile, Shanoa réagit au doigt et à l’oeil que l’on soit dans une phase de combat ou d’exploration.

Côté level-design, l’histoire est ici divisée en une vingtaine de niveaux répartis sur une carte grâce à laquelle on pourra évoluer de l’un à l’autre sans avoir à subir les allers-retours propres au style Metroidvania. La quête de reliques redevient addictive et faire du level-up plaisant, ce qui n’était pas arrivé depuis Symphony of the Night !
Le jeu se targue même de proposer quelques quêtes annexes.

Techniquement et artistiquement irréprochable, soutenu par une difficulté qui pousse le joueur exploiter toute la richesse du game-design, ce jeu est le nouvel étalon pour la série, comme pour les autres jeux d’aventure. Le challenge pourra en rebuter certain, mais faire l’impasse sur ce Castlevania serait une erreur pour tout ceux qui aiment le jeu vidéo. La finition d’orfèvre apportée me pousse à conseiller d’y jouer dans la pénombre et au casque pour profiter au maximum de cette œuvre.
Castlevania : Order of Ecclesia est à la fois un incontournable pour les joueurs et une leçon pour les créateurs de jeu vidéo !

8/10

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