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Alien, la résurrection (Jean-Pierre Jeunet, 1997)

13/06/2012

Au milieu des années 90, la Fox s’intéresse à un scénariste qui commence à faire son trou à Hollywood, Joss Whedon (Speed, Waterworld, Toy Story). Après avoir pondu cinq scripts différents et procédé à quelques ajustements, l’un d’eux fini par arriver chez Sigourney Weaver. L’actrice trouve intéressant le fait de pouvoir travailler le rôle de Ripley sous un nouvel angle.
Après avoir essuyé les refus de Danny Boyle, Peter Jackson et Bryan Singer, la Fox propose le projet à Jean-Pierre Jeunet dont le travail visuel est très apprécié. Ayant bouclé le scénar d’Amélie Poulain, le français accepte, non sans négocier un budget de 70 millions de dollars.

En 2380, soit deux cents ans après le suicide de Ripley, tout à changé. La Weyland-Yutani s’est faite rachetée par un concurrent, Wal-Mart, et une équipe de ses scientifiques militaires vient de cloner Hélène Ripley à partir d’un échantillon sanguin prélevé sur Fury-161. Cette expérience est confinée au sein de l’USM Auriga. Le bâtiment accueille au début du film une équipe de contrebandier transportant des humains en état de stase.
On découvre donc une nouvelle Ripley, un clone adulte au comportement animal et aux capacités surhumaines. C’est aussi l’occasion d’observer le comportement des Aliens, leur organisation en groupe. Les humains tentent de dresser les xénomorphes, mais ces derniers prennent rapidement le contrôle de l’appareil. Un seul objectif pour les survivants fuir.

Alien 4 porte clairement la signature Jeunet, visible à chaque instant par un travail sur les couleurs très prononcé et la présence d’un eau inquiétante, comme on pouvait le voir dans La Cité des Enfants Perdus. On y retrouve aussi son acteur fétiche, Dominique Pinon, aux côté de Winona Ryder et Ron Perlman. Il s’entoure de Pitof et Darius Khondji à qui il confie la responsabilité des effets spéciaux.
Ce cocktail permet au spectateur de profiter de décors avec de jolis effets de profondeurs, mais aussi d’une superbe course poursuite dans l’eau où notre groupe de rescapés a les Aliens aux fesses. On regrette par contre la fin du film avec l’apparition d’une nouvelle espèce aussi ridicule que sont processus de création.

Mieux reçu par la critique que son prédécesseur, le film ne fera pourtant pas l’unanimité. On appréciera de découvrir une nouvelle Ripley, tournure qui évite la redite, et un scénario basique mais suffisamment efficace pour passer 2 bonnes heures de cinéma.
Note : cette critique est faite à partir de la version cinéma, version que le réalisateur considère comme la Director’s Cut. Le montage de 2003 est un montage dont la fin diffère, la Fox souhaitant une deuxième version du film à proposer dans l’édition DVD de 2003.

8/10

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