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Aliens (James Cameron – 1986)

27/05/2012

On enchaine avec Aliens, l’épisode ++. Rien qu’au titre, tu sais qu’il y en aura plus. Tu combines ça à James Cameron, et tu te doutes que ça va fragger sévère. Bref, ça va gicler !

Pour le récap, Weyland-Yutani, la boîte qui emploie Ripley la récupère 56 ans après les événements du premier volet. Yeah !
Sa fille et morte, la boîte l’accuse d’avoir détruit le vaisseau, tout va pour le mieux. On apprend aussi que depuis quelques temps, un projet de terraformation est en cours sur LV-426 avec environ 70 familles installées. Sauf que depuis 2 semaines, plus de nouvelles. Donc on connais le danger, mais on envoie une douzaine de marines pour sauver tout le monde et on embarque Ripley en tant qu’experte. On est des oufs à Weyland-Yutani, ouai mec !

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Pour compenser le haut niveau apporté par l’équipe de gros bras (ce qui ne l’empêche pas de très bien fonctionner à l’écran), on incruste une petite fille dans ce monde de merde. Ca permet de rajouter de la tension et d’émouvoir le spectateur, pratique. Aliens, c’est l’interprétation bourrin du sujet. On ajoute de gros flingues, des robots. Une exhibition de gros moyens qui se fait au détriment de la richesse des environnement et de toute cohérence : un labo, une salle de contrôle et des couloirs, le sang des aliens qui gicle seulement quand on veut brûler quelqu’un, une unique porte battante sur toute la base pour qu’on puisse l’ouvrir du pied, et j’en passe. C’est ce qui arrive quand on essaye de balancer des effets spéciaux à foison avec seulement 1,5 fois le budget de Alien !

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Quand on se penche sur l’image, le constat n’est pas plus reluisant. Tout d’abord, finit les plans savament travaillé de Rydley Scott, on a ici des plans de cam fonctionnels bruts de décofrage. Mais on a surtout un grain qui fait du yoyo entre le bien et le dégueulasse : les plans sombres aux couleurs saturés s’en tirent bien, mais dès qu’on entre dans des scènes plus lumineuses, tu pleures tellement ça fourmille à l’écran. Les conséquences du procédé Eastmancolor ? En tout cas, le format 1.85, même si il propose une image plus grande, donne un côté moins confortable et moins prestigieux au film que son ainé.

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Pour ce quoi est du son, la donne est différente. Sans atteindre des sommets, la spacilisation de la VO en DTS-HD Master Audio 5.1 rend honneur au film de 25 ans qui s’offre à nous. Les voix manquent encore un poil de clarté mais on est très loin des soucis du premier opus.

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La version de Cameron est film qui aurait gagné à avoir un budget mieux maitrisé et un directeur de photographie.
Mais Aliens, c’est surtout l’épisode détente de la série : celui où tu t’installes dans ton canapé, et où tu poses ton cerveau à côté. Un bon film d’action, assaisoné de petites vannes bien sympa. Attention ça gicle !

7/10

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