AssassinsCreedBrotherhood

Assassin’s Creed : Brotherhood (PS3/X360)

05/12/2010

Un épisode bouche trou, mais pas sans saveur !

Avec un rythme de parution tous les 2 ans et vu le succès de la franchise, Ubisoft n’a pas pu s’empêcher d’offrir à ses fans la suite des péripéties d’Ezio Auditore, en attendant un nouvel épisode majeur (avec on l’espère tous une autre période de l’histoire) l’année prochaine.

Les premières minutes suffisent à confirmer ce dont on se doutait tous, nous voici face à Assassin’s Creed 2.5.
Côté technique comme côté gameplay Brotherhood garde les qualités de sont aîné : un monde ouvert à la GTA avec un nombre de bâtiments et d’habitants qui rendent la l’environnement crédible, le tout agrémenté d’une profondeur de champ assez impressionnante dû à une maîtrise incontestable du bump-mapping.par les développeurs et un Ezio qui se déplace avec une aisance incontestable.
Mais cet épisode en garde aussi les défauts, à savoir un clipping omniprésent, du recyclage de monuments à tout va, des points d’accroche trop « aimantés » qui modifie parfois la trajectoire que l’on souhaite donner à son personnage. Mais c’est surtout ce gameplay d’assisté qui terni, depuis le début, cette série où l’on passe son temps à maintenir une combinaison de 2 touches pour se déplacer, ou une autre pour le combat. Autant dire qu’après les Bayonetta, Castlevania et consort de cette année, le retour à Assassin’s Creed est dur !

Les missions ne varient pas d’un iota : assassinat, filature, quête de relique ancienne et c’est tout. Croisons les doigts pour le retour de l’espionnage et du vol dans le prochain volet.
Pour les à côté on retrouve là aussi tout ce qui fait la marque de la série : des assassinats (oui mais c’est pas pareil !), des drapeaux/plumes/énigmes à collecter, l’achat de boutique et la rénovation de monuments qui cette fois-ci occupe l’ensemble du terrain de jeu, à savoir une seule et unique ville : Rome.
A noter une nouveauté de gameplay assez sympathique : la guilde des assassins. Les personnes qui se font agresser par les patrouilles rejoindront la guilde une fois sauvées. Ezio peut ensuite les envoyer en mission pour leur faire gagner de l’expérience, ou les appeler pour commettre un assassinat sans se salir les mains. Une nouvelle manière de tuer fort sympathique, même si elle rend le jeu encore plus facile.

Le scénario débute là où nous avions laissé Desmond et Ezio. Cet épisode est donc indispensable à tous ceux qui suivent la série. On retrouvera comme dans AC2 Desmond en début et fin de jeu pour la suite de ses aventures. Du côté d’Ezio, on se retrouve devant le schéma classique. Un premier épisode l’a embarqué à son insu dans une aventure qui le dépasse. Le second le montre avec plus d’assurance, prenant en main son destin et quelques réminiscences permettent d’approfondir le personnage. On déplorera une histoire inintéressante de bout en bout malgré une narration mieux maîtrisée, avec tous les clichés possibles dont le meilleur : Ezio sauve les prostituées d’une maison close, donc notre bon samaritain doit trouver quelqu’un pour gérer l’affaire, suite à quoi la mère et la fille se retrouvent à la tête de l’établissement « puisqu’il n’y a personne pour le faire » !

Brotherhood c’est donc un vrai 2.5 plein de recyclage : même héros, mêmes graphismes, mêmes bâtiments, mêmes musiques, mêmes missions le tout dans une map clairement retirée de l’épisode précédent. Reste une technique solide, ambiance toujours aussi efficace et 2/3 petites nouveautés qui en font l’épisode le plus abouti à ce jour et donc un très bon jeu. On notera qu’Ubisoft a eut la décence de ne pas l’appeler AC3 là où d’autres ne se serait pas privé.

Alors pour qui ce « nouvel » épisode ? Pour les fans de la série, ça ne fait aucun doute.
Les fans d’aventure comme pour les fans de Prince of Persia, qui à défaut de bons épisodes ces dernières années, y retrouveront quelques phases de plate-forme et des combats à l’épée. Mais attention, il est indispensable de se prendre les 2 précédents opus car ici vous ne trouverez ni tuto ni résumé des épisodes précédents. Si vous commencez par celui-ci, inutile de chercher à comprendre le scénario ! Autant le 2 pouvait à la limite se jouer sans avoir fait le 1, mais cette fois-ci, ce n’est même pas la peine d’y penser. Préparez-vous donc à 50/60h de jeu (à prix doux) avant de commencer celui-ci.
Et pour les autres ? Brotherhood ne fera ni aimer la série à ceux qui n’ont pas apprécié les volets précédents, ni aimer les jeux d’aventure à ceux qui sont réfractaires au genre. Vous voilà prévenu

7/10

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