Dead Rising 2 (PS3/X360)

05/11/2010

Attention Cherry, ça va trancher !

Il était une fois à Vegas, Chuck Greene : cascadeur moto professionnel, veuf et père d’une petite Katey. Le tableau se noirci un peu quand on apprend que le monde accueille désormais une forte populations de zombies, que les spectacles de notre nouvel ami se transforment rapidement en jeu de massacre, et que c’est pour lui « le seul moyen » de payer le médicament de sa fille elle-même infectée.
Mais cette bonne vieille excuse digne des criminels aux QI les moins élevés va lui jouer des tours, car notre décoloré va rapidement se retrouver accusé d’avoir libérer les zombies dans la ville. La cavalerie arrivant toujours tard dans ce genre d’histoire, nous aurons 4 jours pour prouver notre innocence, tout en nous assurant de fournir régulièrement sa dose de médicament à la petite Katey. Un petit scénario sympathique donc, qui promet de l’action.

Durant l’aventure, Chuck rencontrera une foule de zombies, un groupe d’activiste en faveur de leur protection, de nombreuses personnes en détresse ne demandant qu’à être sauvées, une reporter, et une bonne poignée de psychopathes prêts à en découdre. Bref de quoi nous tenir occupé un bon moment dans une espèce de centre commercial géant entre-coupé de casino.

A notre disposition pour s’occuper de tout ce petit monde, un peu de tout : une bonne partie des éléments du décor, quelques armes à feu et des motos.
La principale innovation par rapport au 1er opus se situe justement au niveau de l’armement. Il est maintenant possible de combiner différents objet pour obtenir de nouveau moyen d’exterminer les milliers de zombies qui se jettent inlassablement sur nous. On peut donc se balader avec une batte de baseball cloutée, des gants de boxe en feu, une moto à tronçonneuses et j’en passe. Un bon défouloir en perspective mais complètement facultatif, car à aucun moment le jeu ne vous incitera à utiliser ces combinaisons et la plupart du temps, il faudra partir à la chasse aux objets pour les réaliser.

Malheureusement, le jeu se déroulant dans un univers « ouvert », on se retrouve au final à faire de nombreux aller-retour pour faire avancer le scénario. La majeur partie du temps, vous aurez d’ailleurs l’impression de jouer à un jeu de slalom, technique obligatoire pour ne pas perdre son temps dans des combats stériles.
Les missions principales sont suffisamment espacées pour nous permettre de dédier une bonne partie de notre temps à aider la veuf et l’orphelin, ou plutôt la stip-teaseuse et le fermier venu claquer ses économies de l’année. Une fois sauvé, il faudra les amener en lieu sûr (comprendre traverser la moitié de la map), et bien qu’autonomes la plupart du temps, il sera fréquent de devoir faire demi-tour car vous en aurez perdu en route en changeant de zone de jeu.
Côté boss, le jeu laisse peu de place à l’originalité. Il suffira la plupart du temps de fuir lâchement devant les attaques de l’ennemie (pendant lesquelles même une roquette ne les arrêterait pas), ou de les encaisser (la majeure partie des psychopathes étant de toute façon plus rapides que vous), pour mieux le bouriner pendant qu’il reprend son souffle. C’est uniquement durant ces phases que vous mourez (de nombreuses fois), le temps d’apprendre le pattern des ennemies. A noter que le ravitaillement en cours de combat sera une nécessité. Il est donc décevant de se retrouver qui demande plus d’acharnement et de chance que de technique

Côté technique, le jeu se situe graphiquement dans la moyenne de ce que l’on peut trouver sur les plate-forme HD, et on se retrouve dans un jeu d’aventure classique à la troisième personne et une maniabilité plutôt classique. Pour résumer, bien mais pas top …. à un détail prêt : les chargements. Car dans Dead Rising 2, vous pourrez apprécier les joie du chargement à de nombreux moments facilement identifiables : avant une vidéo, après une vidéo, à un changement de zone.

Au final, on a donc un jeu mal équilibré entre slalom de zombie et affrontements de boss discutables, clairsemé de nombreux chargements. Répétitif, peu original et techniquement très moyen, seuls ceux qui adhèrent au concept risquent de s’amuser jusqu’au bout. Les autres s’en lasseront sans doute avant d’atteindre la moitié du jeu. Une preuve de plus qu’une bonne campagne marketing ne garanti même pas un jeu tout juste correct !

Extra : on relèvera une Zombrex Edition très sexy dans un boîtier métal aux airs de plaquette de médicament et un stylo seringue plutôt réussi.

5/10

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