Fast_Five

Fast and Furious 5 (Justin Lin – 2011)

06/05/2011

The Fast, the Furious and THE ROCK !

La course automobile, LE sujet casse gueule du cinéma. Souvent mal traité, régulièrement doté d’un casting aguicheur mais proposant toujours un scénario ras des pâquerettes, à chaque nouveau film sur le sujet, on espère voir arriver l’œuvre qui mettre tout le monde d’accord.

Fournée 2011 de la série The Fast and the Furious, ce cinquième opus est la suite directe du générique de fin du quatrième. On retrouve donc Paul Walker dans le rôle du flic qui fait évader son voleur de copain de route Vin Diesel. Ils se retrouvent rapidement en équipe, à Rio de Janeiro, à voler la voiture de la mauvaise personne. Des millions étant à la clé, voilà une bonne raison de punir le gros méchant oppresseur des désœuvrés de Rio. Une morale toujours aussi douteuse, où l’on préfère justifier des actes malveillants avec quelques pauvres, une prière à table, une croix autour du coup et une histoire de famille plutôt que de raconter l’histoire de vrais pourris dont le seul but est l’argent.

Après un Fast4 qui délaissait quelque peu la course, on l’abandonne complétement, ce qui bénéficie à l’intégralité du long métrage. Seules les courses poursuites restent, l’occasion de détruire une bonne partie de Rio. Ce qui transforme donc un mauvais film de courses en bon film d’action.

Côté image, le piqué est standard. Un comble pour un film qui prétend faire l’apologie des belles voitures ! Seules les séquences dans les favelas permettent de profiter de la HD. Concernant les effets spéciaux, les scènes faisant appel à la synthèse sautent aux yeux. Enfin pour la photographie, Fast5 prouve à son tour que la ville de Rio offre une palette de couleurs superbe, riche, vive et chaleureuse.

Passons aux oreilles. Les musiques remplissent leur office, pas de son signé Neptunes ou de petit Prodigy pour agrémenter la route. Côtés moteurs, tirs, explosions, elles seront satisfaites. De la même manière que pour l’image, on reste dans le standard. Le volume est élevé, ça part dans tous les sens, mais si vous attendez des prises de son digne d’une fusillade de Michael Mann ou d’une Ferrari par Sofia Coppola, passez votre chemin !

Pour finir, parlons acteurs. Vin Diesel reste fidèle à lui-même, même rôle, même prestation. Paul Walker devient un peu plus convaincant au fil des épisodes, une progression appréciable. Pour le reste de la troupe : Sung Kang a toujours le droit au rôle de second couteau le plus classe de la série et la superbe Gal Gadot toujours présente. Du côté des méchants, même le patron de la pègre de Rio, joué par Joaquim de Almeida, sera oublié une fois la sortie du cinéma franchie.
La vraie surprise vient de Dwayne Johnson plus connu sous le nom de The Rock. C’est simple, il écrase littéralement n’importe quelle autre personne partageant une scène avec lui. Il faut avouer que sa carrure n’y est pas pour rien. Mais c’est son charisme et sa détermination qui entrainerait tout le film si il apparaissait plus souvent à l’écran. Et l’aura qu’il dégage rend certaines scènes incohérentes, dont un combat au coude à coude avec Vin Diesel. Bref un acteur sous exploité sous peine de détruire l’importance des personnages.

Que faut-il retenir de ce nouvel épisode ? Une technique purement fonctionnelle, un scénario (enfin !), une morale toujours aussi douteuse, une propagande pour les véhicules américains (encore !), un catalogue sexy pour tout passionné d’automobiles, des scènes d’actions impressionnantes, Gal Gadot et The Rock. Un blockbuster qui garde son identité en changeant habillement d’orientation. Le meilleur de la série.

7/10

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