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Final Fantasy TheatRhythm (Indieszero – 2012)

12/07/2012

Pour fêter les 25 ans de sa série phare Final Fantasy, Square-Enix crée la surprise et nous sort non pas un RPG mais un jeu de rythme, à moins que …

The Final Story
Flashback : il y a un peu plus de 2 ans, Squix anticipe l’anniversaire de sa série et décide de produire un jeu de rythme pour Nintendo DS. Elle confie le projet à Ichiro Hazama, employé de la firme depuis une dizaine d’années, ayant notamment participer aux développements de FFVIII, The world ends with you et Dissidia.
Ichiro décide donc de s’adjoindre les services du petit studio talentueux indépendant Indieszero, connu pour leur expérience originale dans la musique avec Electroplankton, et dans le mini jeu avec GameCenter CX. Pour le design, il fait appel à MonsterOctopus, une petite entité ayant déjà fourni au les chara design de Kingdom Hearts Mobile et Kingdom Heart Re:Coded.
MonsterOctopus se lâche et fourni des décors et perso trop riches pour la console.
De plus, la sélection des pistes étant laborieuse vue la richesse de la série, Ichiro lance un sondage auprès des joueurs. Un choix qui a pour conséquence d’obtenir une playlist composé majoritairement de titres de FFVII.
Il en résulte une première version non satisfaisante d’un point de vue technique, comme artistique. La meilleure décision qui pouvait être prise est actée : on redémarre le projet, qui sortira sur la nouvelle portable de Nintendo, la 3DS !

Fanservice à outrance
Theatrhythm nous demande dans un premier temps de créer une équipe de 4 personnages et de les leur attribuer techniques et accessoires. Les fan de Cloud, comme de Terra trouveront donc leur bonheur. Une fois cela fait, on passe au Series Mode. Le jeu s’articule autour de 3 phases de jeu distinctes : la vidéo où l’on joue pendant que les vidéo défilent en arrière-plan, le Field où le leader de l’équipe se balade à pied ou à dos de chocobo, et enfin le Battle où notre équipe enchaine les combats et balance des invocations.
3 phases donc, qui s’enchainent aléatoirement, et ce pour chacun des 13 épisodes emblématiques de la série. L’occasion de replonger dans l’univers de chacun des jeux pour notre plus grand plaisir. L’occasion aussi de découvrir la différence de qualité d’écriture musicale selon les épisodes.

aiR-Pet-Get
Alors, TheatRhythm est-il un simple jeu musical tout kawai justifiant son opportunisme financier par les 25 ans de la série sur fond de fan service ? Et bien non ! Car une fois le mode Series bouclé, certains éléments prennent tout leur sens. Vous vous souvenez cette composition d’équipe en début de partie avec attribution de pouvoirs et équipement d’accessoire ? Cet élément de gameplay qui peut sembler complétement inutile se révèle vital dans le mode Chaos. De nouvelle musique y sont disponibles avec une difficulté bien plus corsée. Et pour les finir, tout votre attirail est indispensable. Les altérations d’états (allié ou ennemie) et coups spéciaux et autre soins seront bien utiles pour espérer atteindre la fin des chansons sans trop d’encombre. Car louper une note ne vous vaudra pas les même dégâts selon le monstre que vous affrontez, et une fois votre vie à 0, c’est le Game Over assuré ! Vous gagnerez également des pouvoirs à réussir un nombre conséquent de notes à la suite. Et l’attribution des pouvoirs est à gérer en fonction des CP de vos personnages, lesquels gagneront de l’expérience à chaque fon de niveau. De quoi booster leur spec et étendre les combinaisons.
Bref, là où la plupart des concurrents font des jeux dont seul le nombre de notes réussies influent sur le résultat, Square-Enix crée le premier RPG-musical (là où The World Ends With You s’en approchait sur fond d’Action-RPG) agrémentée d’une énorme durée de vie.

Final Fantasy TheatRhythm c’est donc une opération marketing assumée, transformée en un jeu de l’amour de la série. Entre compositions sublimes et design kawai hyper attachant, on découvre un jeu d’une profondeur insoupçonnée. Un sublime hommage à la série phare de Squaresoft qui enterre n’importe quelle compilation fainéante généralement proposée pour l’occasion. De l’awesomeness à tartiner !

9/10

Note : on conseillera tout de même de connaître la majeure partie de la série avant de se plonger dans l’aventure. Les FMV depuis le septième épisode spoilant un max leur histoire respective.

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