Gravity Rush (SCE Japan Studio, Team Siren – 2012)

20/06/2012

Il y a 3 ans de celà, Sony Japan demande à Keiichiro Toyama, game designer de Silent Hill et Forbidden Siren, de réaliser le jeu de ses rêves, celui inspiré par un dessin de Moebius qu’il a depuis plus de 10 ans dans ses tiroirs. Epaulé de sa fidèle scénariste Naoko Sato, ils unissent une fois de plus leurs talents pour nous proposer un vertige gravitationnel.

Dans ce nouveau jeu, on découvre Kat. Jeune fille amnésique accompagnée de son chat gravitationnel (qui a l’univers entier dans son pelage), elle décide d’aider la population de Herkseville pour se faire sa place dans sa nouvelle ville de résidence, et espère bien retrouver la mémoire.
Kat devra donc collecter des gems afin de faire revivre cette ville en désuétude, la défendre contre des vagues d’ennemie mystérieux, écouter ses habitants et aider ceux dans le besoin. Pour celà, elle pourra se mettre en apesanteur, inverser la gravitation, se battre, et déplacer objets ou personnes à l’aide de ses pouvoir. A noter que ses compétences pourront êtres boostées par l’utilisation des gems précédemment citées.
L’histoire est riche, au point de ne pas répondre à toutes les questions que le joueur se pose. L’aventure contient bien une ou deux longueurs mais elle sont justifiées scénaristiquement, et les missions sont peu répétitives, chose rare dans une ville ouverte. On se retrouve donc avec une jeu doté d’une durée de vie dépassant les 10 heures sans s’attarder sur les missions annexes. Du tout bon ! On apprécie les débuts de mission présentés sous forme de bande dessiné.

La ville est dans l’ensemble très réussie, aussi bien en terme de game design que d’architecture. La ville s’étend au fur et à mesure que l’on en ramène les pièces, contrairement à un GTA où les grands axes de la ville sont inexplicablement barré tant qu’un certain cap scénaristique n’est pas passé. Les bâtiment sont quant à eux suffisamment variés et il y a de nombreux lieux clés. Un cocktail qui écarte tout impression de ville artificielle.
Les graphismes sont fins, les couleurs chaleureuses. Le chara design, sans atteindre des sommets, est très réussi. Et les personnages secondaires ont bénéficié d’un soin quasiment aussi important que les personnages principaux. Il en résulte un univers extrêmement convaincant.

Aux platines, on retrouve là aussi une grosse pointure : Kohei Tanaka. Le monsieur a un des plus impressionnant CV qui soit avec notamment des travaux sur les animés DBZ, Oh my Goddess et One Piece, ou côté jeu le légendaire Alundra, la série des Sakura Taisen ou encore Resonnance of Fate.
Kohei apporte à Gravity Rush une ambiance musicale tout simplement parfaite. Le rythme est juste, les mélodies en accord avec l’ambiance relativement zen des longues séances de vol, ou alors qui s’emballe à lors d’une invasion ennemie, le tout agrémentée occasionnellement d’une touche jazzy sympathique. Bref, un vrai dessin animé.

Le premier must have de la Vita est enfin là ! On l’a attendu, certes, mais le jeu en valait la chandèle. Gravity Rush propose une expérience rafraichissante, une réalisation solide, une histoire passionnante et un univers cohérent. Une leçon de jeu vidéo pour tous.

8/10

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