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La PSP2, un trailer, une stratégie.

27/01/2011



Le teaser qui ne montre rien, mais qui en dit long !
Décor de rue peuplé d’ado de 15-16 ans habillés streetware, voir métro. Pas de vidéo de jeux ici, mais des joueurs qui s’amusent dans un monde coloré.
Les icônes désormais classiques de fonctionnalité, de service, de communication, de motion-gaming et de jeu en réseau. Quelques paillettes pour le côté magique, et place au spectacle avec une pluie de jeux sous-entendue : Jack & Dackster, Ratchet & Clank, Patapon, Lemmings, Hot-shot golf, Resident Evil, Ape, God of War, Motorstorm, Sly, du RPG, de la simu de drague, de l’arcade et du sport.
Sony s’adresse donc directement aux ados, à la plus fraîche génération de nerds de la terre. Ces jeunes qui se veulent branchés, ceux qui sauront convaincre leurs parents fortunés de céder à leur dernier caprice. La cible et clairement identifiée : les teenagers potentiels clients d’iPhone/iPad et de Wii. Car la nouvelle portable de Sony est pour les gens cools, branchés, qui aiment bouger devant un écran, et à qui l’on va vendre de la magie.

Faut-il s’inquiéter de cette orientation marketing ?

Non, car c’est dans les toutes dernières secondes de la vidéo que tout se joue. La firme nippone n’oublie pas son coeur de cible, ceux qui seront les premiers à acheter la machine, à en faire la promotion : les gamers.
Pour la sortie de la PS3, Sony s’était en grande partie appuyé sur le soutien des éditeurs tiers pour promouvoir leur console de salon.
Editeurs qui ont fini par proposer quasiment toutes les licences externes qui faisaient l’identité de la marque Playstation sur la console de Microsoft, Final Fantasy XIII en étant l’apothéose.

Dans la pluie de jeux que compte proposer Sony, on s’aperçoit qu’une partie importante de celle-ci est composé titre développé en interne. La pauvreté du catalogue de la PS3 à sa sortie à provoqué la naissance de plusieurs nouvelles licences.
Il en résulte un catalogue suffisamment riche et diversifié pour assurer le démarrage de la console. C’est à dire assurer un parc de machines suffisamment attractif pour les éditeurs, et laisser le temps aux développeurs de boucler leurs premiers jeux.

Les habituels retardataires.

On notera que la vidéo ne donne aucun nom à son sujet. NGP était le nom non définitif de la conférence. Encore à l’étude ou effet de teasing raté ? Je penche pour la deuxième réponse, un secret de polichinelle. Nous l’appellerons donc PSP2 pour des questions pratiques (bah oui, la NGP est la NeoGeo Portable!).

La grosse interrogation concerne donc le jeu en ligne. Sa gratuité en fait une force de la PS3, qu’en sera-t-il sur la nouvelle portable, en WIFI comme en 3G ?

Restent les questions classiques de chaque sortie de machine, le fameux combo : prix/line-up/autonomie.
Le prix, une question bien délicate. La PSP2 se veut clairement high-tech comparé à une 3DS à 250€. Il ne serait donc pas surprenant que Sony la propose entre 250€ et 300€. Plus signifiant reproduire l’erreur de la PS3 à 600€.
Par contre, la proposer à un prix inférieur à la console de Nintendo, disons entre 180 et 230€ pourrait être l’occasion de belles passes d’armes entre les deux géants nippons.

Rendez-vous en fin d’année.

Au travers de ce teaser au final très complet, Sony présente une PSP2 ayant des atouts techniques, un catalogue de jeux exploitable rapidement (attention aux portages!) et un système en ligne éprouvé.
Seul un prix en adéquation avec le public à qui cette vidéo s’adresse pourrait lui nuire. Rendez-vous au TGS pour plus d’infos !

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