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Lana Del Rey – Born to Die (2012)

03/02/2012

Ca y est, après des mois de teasing savament orchestré, l’album de Lana Del Rey est dans les bacs !
Sortis lundi et donc dans les mains des journalistes depuis vendredi dernier, la déconvenue fût grande entre ceux qui s’attendaient à un album de musique indé, ceux qui espéraient un album remplis de single et une majorité qui tombe une fois de plus dans le panneau du buzz qu’il furent les premiers à relayer. Car oui, à la surprise générale Born to Die est un album de pop et nous le traiterons donc comme tel.

Alors on passe de suite sur les tubes entendus et ré-entendus Born to Die, Blue Jeans et Video Games respectivement les pistes 1,3 et 4. Personnellement je n’ai pas succombé à Video Games mais je reconnais que c’est un bon morceau.

Piste 2 donc. Off the races, très pop américaine que ce soit dans ses beats ou dans son chant, le tout accompagné par l’ode quelque peu subversive au boyfriend d’une jeune chanteuse qui joue les starlette. Un bon titre, efficace, qui coule tout seule et représente parfaitement la composition pressée sur la fameuse galette. Une musique qui ne cache pas ses influence commerciale, et des paroles provocatrice sans tomber dans le vulgaire ou l’exploitation des symboles dont peut abuser d’autres chanteuse … Lady Gaga ?

Piste 5, Diet Mountain Dew jamais une chanson n’a autant tourné en dérision le penchant commercial que peuvent avoir certaines productions. Comment ? Tout simplement en remplaçant le nom d’une jeune fille par une marque de boisson gazeuse dans une chanson d’amour. Et le pire, c’est que la mélodie est suffisament efficace pour se laisser entrainer !
On enchaine avec le plus convenu National Anthem. Une chanson pas bien passionnante qui parle du succés, soit.

Vient ensuite le très bon Dark Paradise, un chant cynique comme Lana sait les faire (ouai on est intime), porté par une mélodie pas bien originale, mais une fois de plus efficace !
Radio, pas grand chose à dire dessus, si ce n’est un rythme et une mélodie qui donnent l’impression d’entendre du Lily Allen … sympa.
Vient Carmen, le titre « symphonique » de l’album. Une ambiance sombre, pas très vivante, un style un poil cabaret, un violon, une batterie et un chant languissant. On a bien des passages plus rythmés, mais la mélodie de base n’accroche pas.

On enchaine avec Million Dollar Man, un titre clairement cabaret ponctué de sons aux tonalités très Ghinzu. On se croirait chez les Hooverphonics, et ça fonctionne bien.
Lana pose ensuite sur une batterie aux airs de fanfare de Summertimes Sadness un chant inspiré de Lady Gaga avec un triplement des premières sylables de mots mais un rythme plus calme.
This is what makes us girls, affiche de son côté une sonorité très Timbaland.

On passe sur Without You et titre calme et très bien chanté, mais sans grande personalité.
Vient l’excellent Lolita : un savant mélange entre du Hooverphonics, Womanizer de Britney Spears et du Gwen Stefani. Une belle réussite.
Et on termine par le très bon Lucky Ones : un simple beat légèrement orchestré et la voix mélodieuse de Lana.

N’en déplaise à certains Born to Die est un album de pop, commercial certe, qui s’inspire largement des bonnes productions de la dernière décennie pour en sortir une musique efficace. Mais si la sauce prend si bien, c’est sans nul doute grâce à la pointe de cynisme et de noirceur qui transpire tout au long de l’album. Un disque conseillé pour qui n’est pas réfractaire à la pop.

8/10

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