MyGodIsBlue

My God Is Blue (Sébastien Tellier – 2012)

23/05/2012

He’s back ! Depuis Sexuality et l’Eurovision, on avait perdu Sébastien. A nouveau isolé du monde, il a passé ses dernières années à créer un nouvel univers et un nouveau personnage. Il revient donc, en tant que « maman » de son nouveau mouvement : l’Alliance Bleue.

Après GuyMan des Daft, Tellier s’offre les services de Mr Flash pour la production de son nouvel album, DJ de chez Ed. Banger ayant notamment officié pour TTC, James Delleck et Mos Def.

MrFlash

L’album commence par le premier single de l’album, Pépito Bleue, morceau aux coeurs sorti des 70’s qui donne directement le ton de l’album, illuminé et aérien.
Second morceau notable, le très bon Sedulous, avec ses paroles en franglais, peuplé d’un synthé, de cuivres et d’une guitare très sexuelle nous prouve que l’artiste ne s’est pas vraiment débarassé de l’influence de son album précédent.

On enchaine avec le festif Cochon Ville, répétitif mais sympathique, dont le sulfureux clip aux relents raéliens a déjà créé le buzz nécessaire à une bonne promotion.

Magical Hurricane a quant à lui une écriture bien religieuse avec ses notes de pseudo-orgue aigües qui trainent en longueur, accompagnées d’une paisible guitare sèche.
Vient ensuite l’excellent Russian Attractions, LA love song de l’album, l’expression une fois de plus en franglais d’un amour divin, appuyé par un beat lourd, porté par des envolées de violon épiques et des coeurs très spirituels.

Avec Mayday, chanson d’amour platonique, Sébatien nous rappelle ses compositions de Politics.
Draw your World c’est une piste sans parole, genre rock 70’s comme on en fait plus. Entre des accords de synthé, sa batterie métronomique et cette guitare électrique que l’on croirait en perpétuel solo, c’est clairement le musicien pur et dur qui nous offre un hommage au rock anglais, agrémenté de sonorité que l’on ne retrouve que chez Gainsbourg.
My Poseidon est le second morceau épique de l’album. Produit par son ami de toujours GuyMan, ce morceau est l’essence même de My God is Blue : on y retrouve tous les instruments, ses sons électroniques symbole de la découverte de la musique électronique, sa rythmique posée mais imposante, ses envolées, son chant divin et ses paroles toujours à mi-chemin entre le spirituel et le sexuel.

Tellier_visionnaire

Against the law aka Coiffeur pour lui, nous rappelle via ses paroles tout le sérieux de la démarche de Sébastien.
Le titre éponyme de l’album est lui aussi un parfait exemple de la recette de l’album. Il lui manque juste ce petit quelque chose pour briller.
On clos l’album avec le très progressif Yes, it’s possible. Morceau le plus long de l’album (normal on a dit progressif), il commence par une intro d’une minute au clavecin avant de laisser la place à une guitare orgasmique, qui éclipse tout ce qu’il y a autour, comme au temps des Pink Floyd.

Malgré une première écoute compliquée, My God is Blue révèle une saveur et un talent trop rarement rencontré. L’album ne contient pas vraiment de déchets ou morceaux bouche trou. C’est une composition solide et travaillée. Le glam rock et le rock progressif, auxquels Tellier rend un bien bel hommage ici, sont les supports visuels et musicaux parfaits pour le nouveau concept mi divin, mi orgasmique, du plus barré des français de ce siècle. Un choix qui fera peut être de cet album son plus pérenne à défaut d’être son plus dansant. Le mélomane, grand gagnant de l’opération, finira tiraillé entre l’envie d’une nouvelle écoute et celle de vouloir découvrir de suite le prochain album de Sébastien Tellier.

Venez nombreux nous rejoindre dans l’Alliance Bleue !

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