Piégée (Steven Soderbergh – 2012)

06/07/2012

Pour son précédent film Contagion, Soderbergh convenu sur la longueur, mais avec des scénaristiques radicaux qui rendait le film crédible comme les américains ne savent pas le faire habituellement. Aujourd’hui, il la rejoue avec le film d’espionnage : Haywire ( ouai parce que Piégée ça pue et c’est super random comme nom ! )

Mallory Kane est une jeune femme du genre agent secret de terrain qui bosse pour une compagnie privée américaine. A peine le film commence qu’on apprend que sa boîte, qu’elle voulait quitter, veut la descendre. Flashback donc sur l’extraction d’un asiatique dans un hôtel de Barcelone qui marque le début des emmerdes. Le pitch est simple, mais la mise en scène efficace.

Haywire n’est pas un film fait avec trois bouts de ficelle, il n’y a pas de fioritures, d’explosions et de gadgets à tout va. Juste du réel : quelques flingues, 10 téléphones et 2 logiciels. Pas du gros entertainment donc, Steven mise tout sur l’immersion du spectateur face à des coups qui font mal et des balles qui tuent. Des petites choses qui font de jolis bruits dans les oreilles, grâce à une très bonne sonorisation. On regrette de pas avoir une petite musique mémorable pour coller à cette aventure, comme l’avait si bien fait Hanna.

Là où le budget explose, c’est sur le casting : Michael Fassbender, Ewan McGregor, Bill Paxton, Antonio Banderas, Michael Douglas et Mathieu Kassovitz. Bref, du lourd !
Mais la véritable arme du film et de Soderbergh pour obtenir un film réussi, c’est Gina Carano. Modèle de fitness, Gina pratique également les arts martiaux. Les gamers PC se rappelleront peut être l’avoir croisé dans le rôle de Natasha dans Command & Conquer: Red Alert 3. Bref, une femme parfaitement taillée pour le rôle, elle est mimi, et elle a des boobs. De quoi ravir aussi bien les féministes endurcie que les hommes. Bon on ne l’entend pas beaucoup la Gina, mais vu à quel point elle est convaincante dès la première scène (jamais femme n’a aussi bien été frappée au cinéma), on ne lui en voudra pas. Une qualité qui permet d’ailleurs au cinéaste de nous épargner les plans filmés par un caméraman atteint de Parkinson et autre gros plans qui ne montrent rien.

Haywire, moi j’appelle ça du cinéma ! Soderbergh est vraiment de retour ! Deux films, deux réussites incontestables dans des genres différents. On attends la suite avec impatience. Et comptez sur nous pour suivre la carrière cinématographique de Gina Carano maintenant qu’Hollywood lui a ouvert ses portes. See in next time in Fast Six !

8/10

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