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Tron l’Héritage (Joseph Kosinski)

15/02/2011

Tron, film sorti en 1982, c’est l’histoire de Kevin Flynn, un programmeur de génie qui se retrouve aspiré par un système informatique. Pour en sortir, il évolue dans un monde peuplé de programmes se déplaçant en moto lumière, combattant au freesby, et gouverné par le MCP.
Tron L’Héritage en est donc la suite, qui raconte l’histoire de Sam Flynn, fils de Kevin, qui plonge dans le système à la recherche de son père. Mais le monde virtuel a changé, et ses règles ont évolué avec l’arrivée de la 3D.

La première chose qui choque est le message en début de film annonçant que certaines scènes seront en 2D. Et par certaines il faut comprendre un tiers du film ! Mon conseil sera donc de ne les mettre qu’à la plongé dans le monde virtuel. Pour un film dont la promotion est à moitié basée sur la technologie 3D, ça fait tâche !

Côté graphique les environnements sont très soignés, et superbement froids. Ils sont en parfaite adéquation avec la décoration sonore, un flux continu de musique classique aux basses métalliques saturées, LA signature des Daft Punk. L’univers est donc cohérent avec la notion d’informatique, d’artificiel, de perfection numérique. Cerise sur le gâteau, un Jeff Bridges jeune au visage numérisé, filmé de manière assez distante, mais réellement impressionnant !

Concernant le scénario, il est agréable de voir qu’il est plus développé qu’un simple combat des blancs (gentils) contre les rouges (méchants). Malheureusement, la qualité d’écriture et des dialogues ne suit pas. Et malgré un bon jeu d’acteur, même Jeff Bridges ne peut rien face à des échanges pareils :
– (Sam) Et si on échoue ?
– (Kevin) Game over !
Peut être l’effet grand public de Disney ?
En parlant des acteurs, Garrett Hedlund (Sam) propose un jeu d’acteur plutôt correct, même si on aurait aimé un personnage un peu plus réfléchit pour un jeune homme de 27 ans. Olivia Wilde (Quorra) attire régulièrement l’attention avec un regard qui crève l’écran. Jeff Bridges hérite quant à lui des pires lignes de dialogue du film alors qu’il a les choses les plus intéressantes à dire. Résultat, il passe pour un puit de science illuminé, un gourou hippie pour secte d’informaticiens.

Cette suite de Tron laisse au final un goût amer en bouche. Le premier opus se voulait visionnaire dans le concept et simple dans le scénario, le rendant culte auprès des geeks de l’époque. Le second fait évoluer de manière pertinente l’univers mais n’en fait pas plus, l’objectif étant clairement de transformer une licence obscure en machine à pognon superficielle. Dommage !

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